Chiffres Clés de l'Économie Sociale et Solidaire au Luxembourg en 2020
L'Économie Sociale et Solidaire (ESS) au Luxembourg a pris une importance croissante en 2020, révélant son impact significatif sur la valeur ajoutée brute nationale et l'emploi. Les dernières données, extraites de l'analyse approfondie de l'Institut national de la statistique et des études économiques (STATEC), offrent un panorama détaillé de la diversité et de la vitalité de ce secteur essentiel.
L'économie sociale et solidaire (ESS) émerge comme un pilier incontournable de l'économie luxembourgeoise, marquant son territoire avec des chiffres clés qui témoignent de son impact profond et diversifié. Les résultats d'une récente analyse du STATEC, intitulée "Panorama en chiffres de l'économie sociale et solidaire” datant de 2022, révèlent des tendances encourageantes, mettant en lumière la contribution significative de l'ESS à la valeur ajoutée brute nationale et à l'emploi. Plongeons dans les faits saillants de cette étude, illustrant le rôle crucial de l'ESS dans la construction d'une société plus solidaire et équitable.
Emploi dans l'ESS
En 2020, l'ESS a généré une force de travail robuste, employant 15,064 personnes, représentant ainsi 4% de l'emploi national et 2.2% de la valeur ajoutée brute nationale. Cela souligne le rôle majeur du secteur dans la dynamique économique du Luxembourg.
Répartition des Emplois dans l'ESS
L'ESS, par sa diversité d'objectifs sociaux, est un véritable acteur multisectoriel. En 2020, l'action sociale prédomine avec 47.2% des emplois, suivie de près par la santé (22.5%), l'éducation (8.1%), et divers intérêts tels que la culture, le sport, et l'environnement (22.2%). Cette répartition reflète l'engagement de l'ESS dans une variété de domaines cruciaux.
Bénévolat dans l'ESS (2020)
Les bénévoles jouent un rôle essentiel dans l'ESS, avec 67,144 personnes consacrant 15 millions d'heures en 2020, soit 11% de la population luxembourgeoise. Une démographie équilibrée, avec 53% d'hommes et 47% de femmes, souligne la diversité du soutien bénévole.
Les Grandes Familles de l'ESS (2020)
Le tissu de l'ESS se compose de diverses entités, avec 1627 associations sans but lucratif (ASBL), 366 autres associations, 40 associations agricoles, 32 fondations, 25 sociétés d’impact sociétal (SIS), 28 autres entités non-marchandes (AENM), 10 mutuelles et 7 coopératives.
Évolution des A.S.B.L. dans l'Emploi (2015-2020)
L'analyse de l’institut Statec met également en lumière la croissance significative des A.S.B.L. dans l'emploi. En 2015, elles représentaient 79.1% des emplois, un chiffre qui a augmenté à 81.6% en 2020. Les emplois à temps plein au sein des A.S.B.L. ont également connu une croissance substantielle, passant de 12,212 en 2015 à 15,064 en 2020. Ces résultats démontrent l'essor et la contribution soutenue des A.S.B.L. au paysage économique et social luxembourgeois.
Ces chiffres clés confirment le rôle central de l'ESS dans la construction d'une société plus inclusive et durable au Luxembourg. Ils illustrent son impact sur l'emploi, le bénévolat et la diversité des initiatives qui contribuent à façonner un avenir plus solidaire.
Source : Statec
Notre équipe de WECITIZENS et EUROPE DIRECT s’est rendue à Trèves le 4 septembre 2026 afin de participer à l’événement « Quand la nature connecte nos territoires ». Ce dialogue local européen, organisé par QuattroPole, était consacré au règlement européen relatif à la restauration de la nature peut être concrètement mis en œuvre au niveau communal.
L’accent était mis sur la protection et la restauration de la nature dans nos villes ainsi que sur le rôle que les communes et les régions jouent dans ce domaine. Au début de l’événement, Petr Blížkovský, secrétaire général du Comité européen des régions, et Roby Biwer, ancien bourgmestre et aujourd’hui conseiller de la commune de Bettembourg, ont adressé quelques mots au public. Par la suite, des responsables politiques locaux ont discuté des défis, des possibilités et des approches concrètes en faveur d’un développement urbain plus vert.
Petr Blížkovský a tout d’abord porté son regard sur l’échelon européen. Dans son intervention, il a souligné que l’importance de l’Europe était souvent sous-estimée. Trop souvent, le débat politique se concentre sur des problèmes isolés ou de moindre ampleur, tandis que les défis européens communs passent au second plan. L’Europe devrait donc davantage « montrer ses couleurs » et faire comprendre que de nombreuses questions ne peuvent être résolues qu’ensemble.
Au cours de la table ronde qui a suivi, il est rapidement apparu que les villes participantes – Metz, Trèves, Sarrebruck et Luxembourg – sont confrontées à des défis similaires malgré des situations de départ différentes.
Pour le Luxembourg, il a été souligné à plusieurs reprises que la protection de la nature n’était en aucun cas un sujet nouveau, mais qu’elle était désormais davantage structurée par les exigences européennes. Pierre Schmitt, délégué à l’environnement de la Ville de Luxembourg, a évoqué dans ce contexte des instruments existants tels que le Pacte Nature, grâce auquel les communes luxembourgeoises bénéficient d’un soutien financier, technique et de conseils de la part de l’État pour les mesures de protection de la nature ainsi que pour la promotion de la biodiversité.
Pour la Ville de Luxembourg, Maurice Bauer, premier échevin de la Ville de Luxembourg, a souligné que la capitale avait toujours été fortement marquée par ses espaces verts. Ainsi, 50 % de la superficie totale de la ville serait déjà végétalisée. Dans le même temps, Luxembourg doit faire face de manière croissante aux températures extrêmes et aux conséquences du changement climatique. La végétalisation n’est donc pas seulement une question de protection de la nature, mais aussi un instrument essentiel pour atténuer la chaleur dans les quartiers densément bâtis.
Il en résulte toutefois un certain conflit d’objectifs : la ville doit protéger et développer la nature tout en veillant à ce que l’espace urbain reste agréable à vivre et fonctionnel pour les habitants. Bauer a donc souligné que la population devait absolument faire partie de cette transformation. Les changements ne peuvent fonctionner durablement que si les citoyens sont informés, impliqués et prêts à accepter certaines évolutions.
Parmi les exemples concrets, plusieurs projets de revitalisation en cours ou prévus ont également été mentionnés. Il s’agit notamment de la transformation de l’« Aal Post » ainsi que du projet « Main Quartier, meng Plaz ». Dans le cadre de ce projet temporaire, les retours des citoyens doivent explicitement être intégrés dans l’aménagement définitif ultérieur
Les autres villes de QuattroPole ont également abordé des questions similaires. Sarrebruck a mis en avant sa forte proportion d’espaces verts, Trèves a souligné que la végétalisation ne se faisait pas d’elle-même, et Metz a insisté sur la nécessité de penser ensemble la nature et l’espace urbain. C’est précisément dans l’échange entre les villes que réside une partie essentielle de la solution : elles peuvent partager leurs expériences, apprendre les unes des autres et développer ensemble des approches adaptées aux différentes réalités locales. QuattroPole devient ainsi un exemple concret de la manière dont la coopération européenne au-delà des frontières peut contribuer à rendre la protection de la nature et du climat plus efficace.
Le numéro 1 du magazine du projet We are Cosmospolis XXI “COSMOPOLIS XXI” est disponible au Shaker, le local de Wecitizens, dès la fin janvier 2026

