Wecitizens, gardien de l’Europe au Luxembourg
Dans ses nouveaux bureaux au cœur du quartier de la Gare, l’association Wecitizens inaugure le premier Centre de documentation européenne du pays. Un lieu unique, conçu pour informer, rassembler et offrir aux citoyens un accès privilégié aux ressources européennes.
Le vendredi 18 octobre 2024 à 10h30, l'ASBL Wecitizens, située au 8 rue de Bonnevoie à Luxembourg Gare, a franchi une nouvelle étape en ouvrant les portes de l’Europe au Luxembourg avec l’inauguration de son tout premier Centre de Documentation Européenne (CDE). Cette initiative, menée par Caroline Reviriot, directrice des programmes de l’ASBL, marque une étape importante pour la diffusion d’informations européennes au Luxembourg.
Plusieurs personnalités de premier plan ont honoré l'événement de leur présence, parmi lesquelles Marc Angel, Questeur et Membre du Parlement européen, Christoph Schroeder, chef du Bureau de liaison du Parlement européen, Anne Calteux, représentante de la Commission européenne au Luxembourg.
Christoph Schroeder, Caroline Reviriot, Anne Calteux, Marc Angel lors de l’inaguration
Dans son discours, Anne Calteux a mis en lumière le rôle essentiel du CDE :
« Je suis fière de pouvoir inaugurer le premier Centre de Documentation Européenne (CDE) au Luxembourg, ici dans le quartier animé de Luxembourg-Gare. Le CDE joue un rôle crucial en facilitant l'accès à une sélection d'informations officielles relatives à l'Europe, grâce aux publications disponibles gratuitement sur le portail du EU Bookshop. »
Le Centre s'intégrera pleinement dans les activités de Wecitizens pour l’année 2024-2025, comme le souligne Caroline Reviriot:
« Nous allons utiliser les documents et supports du Centre de Documentation Européenne lors d'ateliers, conférences et autres événements, ici dans notre espace appelé le Shaker. Nous prévoyons également de développer des contenus interactifs pour sensibiliser le public aux politiques européennes et promouvoir l'engagement civique. Une attention particulière sera portée aux jeunes, avec des événements dédiés pour les mobiliser autour des enjeux européens. Enfin, nous souhaitons renforcer nos partenariats avec les écoles, universités et autres associations, afin de maximiser l'impact du CDE non seulement au Luxembourg, mais aussi dans des projets transfrontaliers. »
Pour conclure, la directrice des programmes de l’ASBL a tenu à exprimer sa gratitude :
Je tiens à remercier tout particulièrement Anne Calteux pour sa confiance. Son engagement à faire avancer le projet européen est une source d’inspiration pour nous tous. Je remercie également Christoph Schroeder et Marc Angel pour leurs présences et leurs interventions éclairantes.
Grâce à cette initiative, l’ASBL Wecitizens s’engage activement à rendre l’Europe plus accessible aux citoyens du Luxembourg et à promouvoir un dialogue constructif sur l’avenir de l’Union européenne. Une promotion qui se fera via les plateformes numériques de l’association comme son site internet ou bien encore ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram, Facebook, et LinkedIn. Une affaire à suivre de très près…
Notre équipe de WECITIZENS et EUROPE DIRECT s’est rendue à Trèves le 4 septembre 2026 afin de participer à l’événement « Quand la nature connecte nos territoires ». Ce dialogue local européen, organisé par QuattroPole, était consacré au règlement européen relatif à la restauration de la nature peut être concrètement mis en œuvre au niveau communal.
L’accent était mis sur la protection et la restauration de la nature dans nos villes ainsi que sur le rôle que les communes et les régions jouent dans ce domaine. Au début de l’événement, Petr Blížkovský, secrétaire général du Comité européen des régions, et Roby Biwer, ancien bourgmestre et aujourd’hui conseiller de la commune de Bettembourg, ont adressé quelques mots au public. Par la suite, des responsables politiques locaux ont discuté des défis, des possibilités et des approches concrètes en faveur d’un développement urbain plus vert.
Petr Blížkovský a tout d’abord porté son regard sur l’échelon européen. Dans son intervention, il a souligné que l’importance de l’Europe était souvent sous-estimée. Trop souvent, le débat politique se concentre sur des problèmes isolés ou de moindre ampleur, tandis que les défis européens communs passent au second plan. L’Europe devrait donc davantage « montrer ses couleurs » et faire comprendre que de nombreuses questions ne peuvent être résolues qu’ensemble.
Au cours de la table ronde qui a suivi, il est rapidement apparu que les villes participantes – Metz, Trèves, Sarrebruck et Luxembourg – sont confrontées à des défis similaires malgré des situations de départ différentes.
Pour le Luxembourg, il a été souligné à plusieurs reprises que la protection de la nature n’était en aucun cas un sujet nouveau, mais qu’elle était désormais davantage structurée par les exigences européennes. Pierre Schmitt, délégué à l’environnement de la Ville de Luxembourg, a évoqué dans ce contexte des instruments existants tels que le Pacte Nature, grâce auquel les communes luxembourgeoises bénéficient d’un soutien financier, technique et de conseils de la part de l’État pour les mesures de protection de la nature ainsi que pour la promotion de la biodiversité.
Pour la Ville de Luxembourg, Maurice Bauer, premier échevin de la Ville de Luxembourg, a souligné que la capitale avait toujours été fortement marquée par ses espaces verts. Ainsi, 50 % de la superficie totale de la ville serait déjà végétalisée. Dans le même temps, Luxembourg doit faire face de manière croissante aux températures extrêmes et aux conséquences du changement climatique. La végétalisation n’est donc pas seulement une question de protection de la nature, mais aussi un instrument essentiel pour atténuer la chaleur dans les quartiers densément bâtis.
Il en résulte toutefois un certain conflit d’objectifs : la ville doit protéger et développer la nature tout en veillant à ce que l’espace urbain reste agréable à vivre et fonctionnel pour les habitants. Bauer a donc souligné que la population devait absolument faire partie de cette transformation. Les changements ne peuvent fonctionner durablement que si les citoyens sont informés, impliqués et prêts à accepter certaines évolutions.
Parmi les exemples concrets, plusieurs projets de revitalisation en cours ou prévus ont également été mentionnés. Il s’agit notamment de la transformation de l’« Aal Post » ainsi que du projet « Main Quartier, meng Plaz ». Dans le cadre de ce projet temporaire, les retours des citoyens doivent explicitement être intégrés dans l’aménagement définitif ultérieur
Les autres villes de QuattroPole ont également abordé des questions similaires. Sarrebruck a mis en avant sa forte proportion d’espaces verts, Trèves a souligné que la végétalisation ne se faisait pas d’elle-même, et Metz a insisté sur la nécessité de penser ensemble la nature et l’espace urbain. C’est précisément dans l’échange entre les villes que réside une partie essentielle de la solution : elles peuvent partager leurs expériences, apprendre les unes des autres et développer ensemble des approches adaptées aux différentes réalités locales. QuattroPole devient ainsi un exemple concret de la manière dont la coopération européenne au-delà des frontières peut contribuer à rendre la protection de la nature et du climat plus efficace.
Le numéro 1 du magazine du projet We are Cosmospolis XXI “COSMOPOLIS XXI” est disponible au Shaker, le local de Wecitizens, dès la fin janvier 2026

