EU Talks & Bites dédié à l’économie sociale et solidaire en UE et au Luxembourg
L’Union européenne à l’écoute des citoyens : retour sur l’événement “EU Talks & Bites” dédié à l’économie sociale et solidaire en UE et au Luxembourg
Luxembourg, le 31 juillet 2025 – Le centre Europe Direct Luxembourg-Ville, porté par l’ASBL WeCitizens, a organisé avec le soutien de la Représentation de la Commission européenne au Luxembourg, lundi 14 juillet 2025, l’événement EU Talks & Bites à l’Europa Expérience de Luxembourg. Cette soirée d’échanges et de dialogue citoyen, axée sur l’avenir de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Europe, a rassemblé de nombreux participants.
Un programme engagé autour des valeurs européennes
La soirée s’est ouverte par les interventions de Caroline Reviriot (Europe Direct Luxembourg-Ville) et Anne Calteux, Représentante de la Commission européenne au Luxembourg, qui ont souligné l’importance de l’engagement citoyen et des valeurs sociales européennes. Dans son intervention, Anne Calteux a rappelé : « L’économie sociale est un levier clé pour contribuer à une Europe plus compétitive et prospère qui place l’être humain au centre. L’économie de marché sociale fait partie intégrante du modèle social européen. »
L’événement a également été marqué par un message vidéo du député européen Marc Angel, saluant l’engagement des jeunes et des acteurs de terrain. Il a rappelé que : « L’économie sociale et solidaire, ce n’est pas une économie de substitution, c’est une économie de solution. » Il a souligné l’ambition du Plan d’action européen et l’importance d’initiatives locales comme EU Talks & Bites, qui contribuent à le faire vivre concrètement.
Le Professeur David Hiez (Université du Luxembourg) a par la suite prononcé un mot introductif sur les défis juridiques et les cadres de gouvernance de l’ESS en Europe.
Une table ronde citoyenne : de la politique à la pratique
Animée par l’équipe de WeCitizens, la table ronde a réuni :
Anne Calteux, Représentante de la Commission européenne au Luxembourg
David Hiez, Professeur à l’Université du Luxembourg
Daniel Tesch, Directeur EIL (ULESS)
Norry Schneider, Responsable Pacte Climat et Territoires en transition, CELL ASBL
Les discussions ont porté sur l’état actuel de l’ESS, les freins et leviers à son développement, son rôle face aux défis majeurs que sont la transition écologique, l’inclusion sociale et la transformation numérique, ainsi que sur la vision collective à construire pour renforcer durablement ce secteur à l’horizon 2030.
Un moment de dialogue et de collaboration
L’événement a également servi d’espace de réflexion collective dans le cadre de la révision à mi-parcours du Plan d’action européen pour l’économie sociale (2021–2026). À cette occasion, un appel à contribution a été lancé au public, l’invitant à participer directement à la consultation publique de la Commission européenne, qui a été ouverte jusqu’au 16 juillet 2025. L’événement a démontré une volonté partagée de faire avancer l’économie sociale en Europe en associant citoyens, institutions et acteurs de terrain. La soirée s’est conclue par un moment convivial, propice au réseautage et à l’échange d’idées.
Nous remercions chaleureusement toutes les personnes présentes, les intervenant·e·s pour la qualité de leurs échanges, ainsi que nos partenaires institutionnels pour leur soutien. Merci également aux participant·e·s d’avoir pris part aux discussions et d’avoir enrichi ce dialogue collectif sur l’avenir de l’économie sociale.
Notre équipe de WECITIZENS et EUROPE DIRECT s’est rendue à Trèves le 4 septembre 2026 afin de participer à l’événement « Quand la nature connecte nos territoires ». Ce dialogue local européen, organisé par QuattroPole, était consacré au règlement européen relatif à la restauration de la nature peut être concrètement mis en œuvre au niveau communal.
L’accent était mis sur la protection et la restauration de la nature dans nos villes ainsi que sur le rôle que les communes et les régions jouent dans ce domaine. Au début de l’événement, Petr Blížkovský, secrétaire général du Comité européen des régions, et Roby Biwer, ancien bourgmestre et aujourd’hui conseiller de la commune de Bettembourg, ont adressé quelques mots au public. Par la suite, des responsables politiques locaux ont discuté des défis, des possibilités et des approches concrètes en faveur d’un développement urbain plus vert.
Petr Blížkovský a tout d’abord porté son regard sur l’échelon européen. Dans son intervention, il a souligné que l’importance de l’Europe était souvent sous-estimée. Trop souvent, le débat politique se concentre sur des problèmes isolés ou de moindre ampleur, tandis que les défis européens communs passent au second plan. L’Europe devrait donc davantage « montrer ses couleurs » et faire comprendre que de nombreuses questions ne peuvent être résolues qu’ensemble.
Au cours de la table ronde qui a suivi, il est rapidement apparu que les villes participantes – Metz, Trèves, Sarrebruck et Luxembourg – sont confrontées à des défis similaires malgré des situations de départ différentes.
Pour le Luxembourg, il a été souligné à plusieurs reprises que la protection de la nature n’était en aucun cas un sujet nouveau, mais qu’elle était désormais davantage structurée par les exigences européennes. Pierre Schmitt, délégué à l’environnement de la Ville de Luxembourg, a évoqué dans ce contexte des instruments existants tels que le Pacte Nature, grâce auquel les communes luxembourgeoises bénéficient d’un soutien financier, technique et de conseils de la part de l’État pour les mesures de protection de la nature ainsi que pour la promotion de la biodiversité.
Pour la Ville de Luxembourg, Maurice Bauer, premier échevin de la Ville de Luxembourg, a souligné que la capitale avait toujours été fortement marquée par ses espaces verts. Ainsi, 50 % de la superficie totale de la ville serait déjà végétalisée. Dans le même temps, Luxembourg doit faire face de manière croissante aux températures extrêmes et aux conséquences du changement climatique. La végétalisation n’est donc pas seulement une question de protection de la nature, mais aussi un instrument essentiel pour atténuer la chaleur dans les quartiers densément bâtis.
Il en résulte toutefois un certain conflit d’objectifs : la ville doit protéger et développer la nature tout en veillant à ce que l’espace urbain reste agréable à vivre et fonctionnel pour les habitants. Bauer a donc souligné que la population devait absolument faire partie de cette transformation. Les changements ne peuvent fonctionner durablement que si les citoyens sont informés, impliqués et prêts à accepter certaines évolutions.
Parmi les exemples concrets, plusieurs projets de revitalisation en cours ou prévus ont également été mentionnés. Il s’agit notamment de la transformation de l’« Aal Post » ainsi que du projet « Main Quartier, meng Plaz ». Dans le cadre de ce projet temporaire, les retours des citoyens doivent explicitement être intégrés dans l’aménagement définitif ultérieur
Les autres villes de QuattroPole ont également abordé des questions similaires. Sarrebruck a mis en avant sa forte proportion d’espaces verts, Trèves a souligné que la végétalisation ne se faisait pas d’elle-même, et Metz a insisté sur la nécessité de penser ensemble la nature et l’espace urbain. C’est précisément dans l’échange entre les villes que réside une partie essentielle de la solution : elles peuvent partager leurs expériences, apprendre les unes des autres et développer ensemble des approches adaptées aux différentes réalités locales. QuattroPole devient ainsi un exemple concret de la manière dont la coopération européenne au-delà des frontières peut contribuer à rendre la protection de la nature et du climat plus efficace.
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